Bonjour,
J'avais l'envie de partager ces quelques textes de Paulo Coelho tiré de son recueil de textes Maktub. C'est mon auteur préféré, ses livres me parlent beaucoup et m'aident à avancer sur mon chemin. Si vous voulez en savoir plus sur lui vous pouvez tapper son nom sur google et vous trouverez facilement son site officiel.
Je n'ai pas indiqué les pages où j'ai trouvé les textes volontairement, c'est une manière d'inviter ceux qui le souhaiterai à ouvrir le livre au "hasard". C'est comme cela que je procède et c'est souvent de cette manière que je trouve le texte qui me correspond le mieux à ce moment là, et ce même s'il ne me plaît pas!
Je vous embrasse, à bientôt!
Dans un bar d'un village perdu, en Espagne, près d'une ville nommé Olite, on lit sur une affiche le texte suivant que le patron a rédigé: Justement au moment où j'avais réussi à trouver toutes les réponses, toutes les questions ont changé.
Le maître dit: " Nous sommes toujours très occupés à chercher des réponses. Nous concidérons qu'elles sont essentielles pour comprendre le sens de la vie. Mais il est plus important encore de vivre pleinnement et de laisser le temps se charger de nous révéler les secrets de notre existence. Si nous sommes trop occupés à trouver un sens, nous ne laissons pas faire la nature, et nous sommes incapables de lire les signes de Dieu."
Le philosophe allemand Schopenhauer se promenit dans une rue de Dresde, cherchant des réponses aux questions qui l'angoissaient. Soudain, passant devant un jardin, il décida d'y demeurer quelques heures à regarder les fleurs.
Trouvant le comportement de cet homme étrange, un habitant du voisinage appela la police. Quelques minutes plus tard, un policier s'approcha de Schopenhauer.
"Qui êtes-vous?" lui demanda-t-il d'un ton rude.
Scopenhauer toisa de la tête aux pieds l'homme qui se tenait devant lui.
"Si vous savez répondre à cette question, dit-il, je vous en serai éternellement reconnaissant."
Un patient déclara à son médecin:
"Docteur, je suis sous l'emprise de la peur et cela me prive de toute joie de vivre.
- Dans mon cabinet, il y a un petit rat qui manges mes livres, lui répondit le médecin. "Si je m'acharne à essayer de l'attraper, il ira se cacher, et je passerai tout mon temps à le pourchasser. C'est pourquoi je met en lieu sûr les livres qui ont de l'importance et je lui en laisse quelques autres à ronger. Ainsi, il reste petit et ne devient pas un monstre. Redoutez certaines choses et concentrez sur elles toute votre peur. Ainsi, vous aurez du courage pour le reste."
Le maître dit:
"Si vous devez pleurer, pleurez comme un enfant. Vous avez été enfant autrefois, et pleurer est l'une des premières choses que vous avez apprises. Et, puis cela fait partie de la vie. N'oubliez jamais que vous êtes libre et qu'il n'est pas honteux de manifester vos émotions. Criez, sanglotez, aussi bruyament que vous le souhaitez, car c'est ainsi que pleurent les enfants, et ils savent comment soulager rapidement leur coeur.
"Avez-vous déjà remarqué comment les enfants s'arrêtent de leurer? Quelque chose les distrait, attire leur attention vers une nouvelle aventure. Les enfants cesse de leurer rapidement.
"Et c'est ce qui vous arrivera, mais seulement si vous pleurez comme pleure un enfant."
Les fêtes de Valence, en Espagne, comportent un étrange rituel, élaboré autrefois dans la corporation des charpentiers.
Tout au long de l'année, artisans et artistes construisent de gigantesques sculptures en bois. Puis, durant la semaine des festivités, ils les disposent au centre de la place principale. Les gens passent devant, discutent, émerveillés, émus par toute cette créativité. Le jour de la Saint-Joseph, toutes ces oeuvres d'arts, sauf une, sont brûlées sur un énorme bûcher, devant des miliers de curieux.
"Pourquoi tant de travail pour rien?" demanda un Anglaise, tandis que les flammes immenses s'élevaient vers le ciel.
"Vous aussi, votre fin viendra un jour, lui répondit une Espagnole. Vous êtes vous déjà dit qu'à cet instant un ange demanderait à Dieu: "Pourquoi tant de travail pour rien?"
Le maître dit:
"très souvent, il est plus facile d'aimer que d'être aimé.
"Nous avons du mal à accepter l'aide et le soutien des autres. Nos efforts pour paraître indépendants les privent de l'occasion de nous prouver leur amour.
"Nombre de parents, lorsqu'ils vieillissent, empêchent leurs enfants de leur prodiguer la tendresse et le soutien qu'ils onr eux-mêmes reçus lorsqu'ils étaient petit. Beaucoup d'époux (ou d'épouses), quand le destin les frappe, ont honte de dépendre de l'autre. Résultat: les eaux de l'amour ne se répandent plus.
"Nous devons accepter les gestes d'amour de notre prochain. Nous devons permettre à quelqu'un de nous aider, de nous soutenir, de nous donner la force de continuer.
"Si nous acceptons cet amour avec pureté et humilité, nous comprendrons que l'Amour ne consiste pas à donner ou à recevoir, mais à participer."
Ce dernier texte est spécialement pour toi, ma puce. Il reflète un peu ce que j'essayais de te dire lors de notre dernière discution en tête à tête. Bisous



